Mon endroit préféré : Peter Falkner

Alpage supérieur Hemerach

 

En tant que chasseur passionné, il est attiré par les endroits où il peut observer le gibier sans être vu. Il a été particulièrement séduit par un spot en haute altitude. Ce point de vue fantastique, un secret très bien gardé, profite désormais également aux randonneurs.
Tout est lié. Son endroit préféré - l'alpage supérieur Hemerach - avec l'endroit préféré de sa femme Steffi - l'alpage inférieur Hemerach. Quand Peter Falkner veut se rendre dans spot haut perché, il doit grimper de l'alpage inférieur à l'alpage supérieur, qui n'est séparé que par une large ceinture forestière et une bonne heure de marche. Une montée bien raide, qui nécessite une bonne condition physique.

Avant la rosée et le lever du jour

« Je suis toujours surpris de voir à quel point les apparences sont trompeuses », avoue le lève-tôt, qui se rend souvent à son endroit préféré avant le lever du jour. « De la vallée, les rochers au-dessus de la limite de la forêt semblent abrupts. Aux yeux de ceux qui ne les connaissent pas, ils paraissent hostiles et dangereux ; pour les novices, les parois escarpées semblent même impraticables. Pourtant, dès que nous prenons les chemins non balisés, nous découvrons de belles clairières, semblables à celle de l'alpage inférieur Hemerach. Un nombre incroyable de sols verts et lumineux où le gibier fait halte ».
Parfois, Peter grimpe avec des amis, mais la plupart du temps il est seul. « Ce sont les petites choses qu'on apprend à apprécier là-bas. Pour bien observer la nature, il faut s'attarder sur les petits détails », explique-t-il. « On regarde autrement, comme quand on était enfant et insouciant. C'est comme jouer aux indiens, mais pour les grands enfants ».


Parole de chasseur

Son havre de paix, c'est une chaire de chasse, appuyée contre un petit rocher. « Grâce à sa localisation unique, je m'y sens protégé et assez en sécurité pour y passer la nuit ». La chaire est tellement bien cachée qu'il est le seul à pouvoir la retrouver. « Elle offre une vue dégagée sur la vallée, comme la chaire d'un prêtre. Je m'y sens en dehors du monde. Elle a une aura unique ».
Les animaux semblent également être attirés par cette aura. « Le petit coq de bruyère est un oiseau si timide qu'on dit qu'il a un œil sur chaque plume. Une fois Steffi et moi nous étions assis sur la chaire. Nous étions parfaitement silencieux, comme tout bon chasseur. Soudain, un petit coq de bruyère est arrivé et s'est posé juste à côté de nous, comme s'il ne nous avait pas remarqués du tout ». Parole de chasseur : une expérience incroyable mais vraie.